Violence et sécurité au travail

L’employeur a un devoir de sécurité physique et mentale envers ses salariés. Il ne faut pas hésiter à prendre des mesures drastiques pour préserver la sécurité des employés y compris en cas de violence de la part de l’un d’entre eux. En effet, l’employé agressé pourrait bien faire valoir une prise d’acte de la rupture de son contrat pouvant être reconnue comme légitime par un Juge ce qui aurait pour conséquence de prononcer un licenciement sans cause réelle et sérieuse avec le versement de toutes les indemnités s’y rapportant.

De son côté, un salarié se sentant en danger peut exercer son droit de retrait et quitter son poste à tout moment en attendant que l’employeur ait pris les dispositions nécessaire pour préserver sa sécurité.

Il est important de noter que cette jurisprudence a été établie alors que l’employé responsable des violences avait été licencié mais l’employé agressé estimant avoir tout de même été lésé par son employeur, avait pris acte de la rupture de son contrat de travail 21 mois après les faits.

Malgré le licenciement de son agresseur, l’employé a estimé que l’employeur n’avait pas été suffisamment vigilant.

Il faut donc être très prudent quant à la mise en place des dispositions à l’encontre des salariés violents moralement ou physiquement d’ailleurs.

http://www.editions-tissot.fr/actualite/droit-du-travail-article.aspx?secteur=PME&id_art=7911&titre=Un+salari%C3%A9+a+%C3%A9t%C3%A9+victime+de+violences+de+la+part+d